De Sucre à El Fuerte, une aventure sucrée salée !

Aprés la solitude de Sajama, retour à la civilisation ! Et quel meilleur moyen pour cela que de démarrer par 4 heures de collectivo jusque Patacamaya puis 2 heures jusque Oruro ! Oruro ne sera pour nous qu’une ville de transit. La description qu’en fait le lonely planet ne nous incite guère à en découvrir d’avantage « …Sale et bondée, Oruro présente peu d’intérêt … » 😕
Nous y patienterons donc l’après-midi avant de rejoindre, par un bus de nuit, notre prochaine destination : Sucre !

 
Sucre El Fuerte
 

 

Sucre : Capitale historique

 

Nous poserons nos sacs à dos pour 3 jours dans la capitale historique de la Bolivie. C’est en effet ici que fut déclarée l’Indépendance de la Bolivie en 1825. Ce sera pour nous l’occasion de flâner dans les rues du centre constituées de jolis bâtiments coloniaux et d’arpenter ses nombreux marchés.
 
Sucre El Fuerte
 
Sucre El Fuerte
 
Sucre El Fuerte
 
Nous ferons une cure de vitamines dans les stands de jus de fruits frais du marché central. Ces stands sont aussi colorés que bon ! 😋 🍹
 
Sucre El Fuerte
 
Sucre El Fuerte
 
Notre patriotisme nous rattrapera ensuite puisqu’une réplique de la tour Eiffel siège dans le parc Bolivar. On ne résistera pas à y monter !! 😄
 
Sucre El Fuerte
 
Pour finir notre séjour à Sucre, nous tenterons d’en découvrir un peu plus sur l’histoire bolivienne en visitant la « Casa de la Libertad ». C’est dans cette demeure que fut signée la déclaration d’Indépendance. Malheureusement l’absence de chronologie dans les pièces et les explications peu détaillées nous laisseront sur notre faim …
 
Ces 3 jours à Sucre furent des plus agréables et nous poursuivons ensuite notre aventure Bolivienne.

 

Direction Santa Cruz !!!

 

Sucre El Fuerte
 

Le trajet entre ces 2 villes dure entre 15 à 20 heures de bus.. 😱 Nous décidons de prendre un vol pour gagner un peu de temps.
 
Santa cruz est la plus grande ville de la Bolivie et certainement la plus moderne d’entre elles. C’est également l’occasion pour nous de quitter les hauts plateaux et de perdre un peu d’altitude aprés maintenant prés d’ 1 mois et demi passé à plus de 3000 m. Santa Cruz n’est en effet qu’à 400 m.
 
On se rapproche ici du bassin amazonien et la température est beaucoup plus agréable. Notre chambre d’hotel dispose même d’un ventilateur ! Cela nous change des piles de couvertures !
 
Santa cruz sera surtout pour nous la porte d’entrée vers le village de Samaipata et le site Inca d’El Fuerte. Nous ne resterons donc qu’une nuit avant de prendre la route vers Samaipata (mais nous aurons l’occasion de rester un peu plus longtemps que prévu à Santa Cruz par la suite…😅).
 
Samaipata est situé à 125 Km de Santa Cruz. C’est donc à bord d’un collectivo que nous ferons les 3 heures de trajet dans les montagnes. Nous découvrons en arrivant un village animé et très cosmopolite ! Un grand nombre d’occidentaux ont décidé de poser ici leurs valises et une petite communauté hippie colore les rues.
Samaipata est donc devenu un village au coût de la vie plutot élevé. C’est donc naturellement que nous ciblons un camping pour passer nos 2 prochaines nuits. Sac sur le dos, nous quittons donc le centre du village pour entamer une longue montée poussièreuse vers le camping Finca La Vispera. En réalité, il s’agit une ferme biologique située à 20 minutes à pied du centre du village. Nous serons la seule tente de touristes pendant ces 2 jours.
 
Le lendemain de notre arrivée sera consacré à la visite du site d’El Fuerte. Ce site est situé à 10 Km du village et est accessible en taxi ou à pied . C’est bien sûr cette dernière option que nous avons choisie !! 😁 (le prix du taxi était exorbitant…presque aussi cher que le trajet vers Santa Cruz !)
 
Nous voici donc partis de bon matin direction le site Inca. Sans nos sacs à dos, nous galopons sur la montée vers le site situé sur une colline dominant les alentours. 😎 Il nous faudra 2 bonnes heures pour rejoindre l’entrée.
 
Sucre El Fuerte
 
Sucre El Fuerte
 
Nos billets en poche, nous découvrirons ces ruines occupées par les Incas puis pillées par les Espagnols. A la différence de son grand frère péruvien « le Machu Pichu », il ne reste que des fondations de ces bâtiments. Des fouilles sont d’ailleurs toujours en cours pour explorer les alentours. Un circuit balisé et ponctué de panneaux d’informations permet d’en comprendre le fonctionnement et de s’imaginer 600 ans en arrière au milieu de ce temple et de ces habitations.
 
Sucre El Fuerte
 
Sucre El Fuerte
 
Sucre El Fuerte
 
Le retour à pied vers le village sera un peu plus rapide (et oui, ca descend 😉) et nous arriverons à temps pour visiter le petit musée archéologique de Samaipata.
 
Le lendemain, nous démarrons la journée par un raffiné petit déjeuner bio dans notre hébergement. 😋 La vue sur les jardins fleuris et les rangées d’herbes aromatiques du potager rajoutent un côté apaisant à ce moment. Il faut malheureusement repartir.
 
Sucre El Fuerte
 

 

Le retour : notre tentative (mouvementée !) pour rejoindre Tupiza

 

Nous avons prévu de redescendre vers Santa Cruz puis de prendre un bus de nuit vers notre prochaine destination Tupiza située à l’extrème Sud Ouest du pays.
 
De retour à Santa Cruz, nous irons acheter nos billets de bus pour Tupiza au terminal de bus. Ce dernier est immense ! Mais aucune compagnie ne propose un bus direct Santa Cruz – Tupiza. Il nous faudra donc passer par Potosi (12 heures de bus) puis reprendre un nouveau bus pour Tupiza (6 heures). Une seule compagnie permet d’aller à Potosi, nous n’aurons donc pas vraiment de choix…
On se retrouvera le lendemain après-midi avec nos bagages au terminal de bus… Bon, en voyant notre bus se garer, on se dit que la définition du semi cama ne doit pas être la même partout… Il s’agit en fait d’un simple bus, avec déjà beaucoup de kilomètres au compteur, bien loin des bus Cama confortables du Pérou… 😕
 
La nuit s’annonce longue… Une fois assis, notre intuition se confirme… On est trés proche de notre voisin de derrière (enfin surtout de ses genoux.. ) et on part déjà avec près d’1 heure de retard.. (et oui, les compagnies de bus boliviennes pratiquent le surbooking même sur leurs bus vétustes ! On était donc 4 pour 2 places !). 😤
1 heure de plus pour s’extraire des embouteillages de la ville et nous commençons enfin à rouler. Quand j’aurais la bonne idée de vouloir fermer la fenêtre à côté de Valérie… Celle-ci coince, mais j’insiste un peu jusqu’à qu’elle éclate en mille morceaux. 😱
 
Valérie est recouverte d’éclats de verre, un trou béant remplace maintenant la vitre.
 
Heureusement, Valérie n’est pas blessée mais juste choquée.
Cette fois-ci, c’en est trop! Le trajet ne fait que commencer et on ne se voit vraiment pas faire le reste de la route dans ces conditions. On demande alors au chauffeur de s’arrêter pour nous laisser descendre, ce qu’il acceptera après avoir un peu insisté. Nous descendons du bus tous les deux, enlevons les débris de verre qui restent et demandons à récupérer nos sacs… C’est à ce moment là que les choses se gâtent…
Le chauffeur m’explique en espagnol qu’il ne veut pas me rendre nos sacs si je ne paye pas la vitre. Moi, je m’énerve avec mes quelques mots d’espagnol et beaucoup de mots français pour lui dire que je ne lui réglerai pas sa vitre… 😠
 
Toute notre agitation aura pour effet de faire descendre une partie des passagers du bus, et de faire intervenir un policier en faction à proximité ! 👮 Puis son chef ! S’ensuit une explication houleuse avec tout ce petit monde et le soutien des passagers du bus. Au final, le policier demandera au chauffeur de bus de nous rendre nos bagages et de nous trouver (et payer) un taxi pour rentrer à Santa Cruz .
C’est donc en taxi que nous rejoindrons Santa Cruz pour la troisième fois et que nous retrouverons notre hôtel ! 😅
 
Après cette mauvaise expérience dans le bus et afin de ne pas perdre plus de temps, c’est finalement en avion que nous rejoindrons l’entrée dans le désert du Salar et la ville d’Uyuni au lieu de Tupiza.
 
L’aventure dans le désert du Salar peut donc commencer !

 

INFORMATIONS PRATIQUES :

 

Hébergement Sucre:
Casa de Huespedes San Marcos: située à Arce 233. Cette auberge est idéalement située à 2 pas du marché central et 10 minutes à pied de la plaza 25 de Mayo. Elle propose des dortoirs, chambres simples, doubles et petit appartement avec sdb et cuisine. C’est ce que nous avions retenu pour 160 Bolivianos par nuit.

 

Marchés à Sucre:
Sucre comporte plusieurs marchés importants dans son centre ville.
Le plus simple d’accés est le marché central situé à l’angle entre Arce et Ravelo. On y trouve de tout: de l’alimentation aux produits de beauté… Les stands incontournables sont ceux de jus et salades de fruits frais. (Entre 5 et 8 Bolivianos le verre gigantesque ! )
Si vous avez besoin de vêtements, remontez un peu au nord et allez faire un tour dans le « mercado Americano ». On y trouve des dizaines de stands vendant des vêtements.(Angle des rues Mujia et Reyes)
Le marché Campesino sur la rue Aguirre est un immense marché d’alimentation qui s’étend sur plusieurs rues. Ce n’est pas vraiment indispensable à moins de vouloir acheter des oranges par cartons…

 

Transports aériens:
Nous avons réalisé nos vols avec les compagnies LAN (Sucre – Santa cruz) et BOA (Santa cruz – Uyuni via La Paz). Pour information, compter 350 Bolivianos pour le vol Sucre – Santa Cruz réservé 10 jours avant et 950 Bolivianos pour le vol Santa Cruz – Uyuni réservé la veille du départ.
 
Accés aux aéroports:
La course en taxi depuis le centre de Sucre vers l’aéroport est de 80 Bolivianos. La solution économique est de prendre un taxi jusqu’au point de départ des minibus pour l’aéroport en périphérie de la ville. (Compter 10 Bolivianos pour la course en taxi puis 8 Bolivianos pour la navette vers l’aéroport)
Pour l’aéroport de Santa Cruz, le plus simple est de prendre un combi à la sortie de l’aéroport direction le centre ville (environ 30 minutes suivant la circulation. 6 Bolivianos par personne

 

Bus Santa Cruz – Tupiza :
La gare routière de Santa Cruz est immense et intégre également la gare ferroviaire. Elle est située à 1,5 km du centre ville. Le plus simple est de prendre un taxi (12 Bolivianos) ou un des nombreux combi (2 Bolivianos par personne). Au vu de nos mésaventures, nous ne saurons que trop vous déconseillez la compagnie Tupiza. Un conseil avant de faire votre choix d’une compagnie, allez observer l’état des bus situés à l’extérieur du terminal…

 

Accés à Samaipata :
Pour rejoindre le village depuis Santa Cruz, le moyen le plus simple est de prendre un collectivo à l’angle de l’avenue Omar Chavez Ortiz et Solis de Olguin. Le trajet dure environ 3 heures et coute 30 Bolivianos par personne. Attention le véhicule part lorsqu’il est plein! Privilégiez donc un départ en début de matinée pour ne pas attendre trop longtemps.
Le retour s’effectue depuis la place du village de Samaipata pour le même tarif.

 

Hébergement Samaipata:
Finca La Vispera: une ferme biologique qui propose différents types d’hébergement (Emplacement de camping, bungalows…) Prévoir 50 Bolivianos/jour pour un emplacement de camping suivant la période. C’est un hébergement paisible situé à l’écart du village mais aux prix un peu élevés. ( Conseil : Testez au moins une fois le petit-déjeuner !)

 

Site El Fuerte :
Le Site d’El Fuerte est facilement accessible par le village de Samaipata. Depuis le village, des taxis proposent le trajet pour 80 Bolivianos par voiture. Les 10 KM peuvent également se parcourir à pied (compter 2h30 et prévoir de l’eau..). La route est vallonée jusqu’à l’entrée du site.
L’entrée du site coûte 50 Bolivianos par personne et comprend un petit plan. Le site est parfaitement balisé et la visite complète dure environ 2 heures. Une aire du picnic est disponible aux abords du site.

 
 

3 commentaires sur “De Sucre à El Fuerte, une aventure sucrée salée !

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